Chaque année, c'est un évènement majeur qui se déroule à Montereau ; c'est un rendez-vous familial, festif, joyeux et accessible à tous. Il s'agit des deux jours Montereau Confluences qui se déroulent au Parc des Noues.
Chaque année, des chanteurs connus, très connus, ou qui cherchent à se faire connaître, viennent se produire devant un public éclectique et bon enfant : parents avec enfants, ados de tout bord, jeunes de banlieue ou non, tout le monde se retrouve.
Cette année, l'affiche était très prometteuse : Sheryfa Luna, Bénabar, Stanislas, Michaël Jones, Les Tambours du Bronx et... elle n'a pas déçue.
Nous avons assisté aux prestations de certains artistes, pour cause de repas au soleil et d'invités, mais ce que nous avons vu ne nous a pas déçu.
Raphaël : Un peu déconnecté, il a pourtant assuré, malgré l'heure avancée de son tour de chant ; je ne connais pas du tout son répertoire, à part peut-être " Ne partons pas fâchés ", mais il a assuré. Bon, on passera sur l'épisode " Je bois un peu d'eau et... je recrache le tout sur le public " mais il est vrai que Raphaël avait un peu fêté sa venue à Montereau avant sa prestation. Certes, il a aussi oublié, parfois, l'emplacement de son micro, mais qu'à cela ne tienne, les spectateurs connaissaient les paroles. Et puis, il faut saluer ses musiciens... parce que là, franchement, chapeau !
Laurent Wolf : Quand les DJ de réputation mondiale se déplacent, forcément, cela reste toujours un évènement et Laurent Wolf fait partie de ces DJ qui font danser la planète. Il était venu avec des morceaux majeurs et récents de sa production : " No stress ", " Wash my world ".
Mais en même temps, il n'avait pas oublié les deux morceaux qui l'avaient fait connaître dans l'univers du clubbing : " Calinda " et " Saxo " ; les fêtards s'en souviennent encore et de nombreux DJ en herbe se servent de samples de Calinda et Saxo pour se faire la main.
A noter tout de même, un petit passage à vide pendant sa prestation, mais qu'importe, le public, lui, se souviendra de cette ambiance de folie, au fin fond du 77.
Les Tambours du Bronx : 20 ans qu'ils tournent, les TDB ; 20 ans qu'ils secouent la France avec leur rage, leur énergie, leur désespoir ; 20 ans qu'ils martyrisent des fûts de 125 litres ; 20 ans aussi qu'ils donnent au public, qu'ils dévastent tout sur leur passage, 20 ans que ces hommes se défoulent ; 20 ans que leur public se déplace pour les voir.
Leur musique a évolué avec le temps et a intégré les évolutions électroniques, perdant peut-être en authenticité ; mais au détour d'un morceau, on pouvait retrouver les morceaux de leurs débuts.
20 ans après, ils sont toujours là.... pourvu que ça dure.
Sheryfa Luna : Elle est arrivée, amincie, belle, rayonnante, du haut de ses 19 ans, dans une tenue sexy mais pas vulgaire ; lorsqu'elle a entonné les premières notes de ses chansons, la voix était là, claire, limpide sans fausse note, simple et sans chichi.
De Sheryfa Luna, je ne connaissais pas grand chose : j'avais retenu son passage et sa victoire à une émission de télévision, sa grossesse surprise qui me rappelait la mienne et ses tubes " Il avait les mots ", " D'ici et d'ailleurs ", " Si tu n'étais plus là ". Big up aussi à sa choriste à la voix de velours, mais à la puissance vocale incroyable.
J'ai découvert une artiste simple, pas bling bling, heureuse de son sort, heureuse d'être sur scène, qui n'oublie ni ses racines algériennes ni son aventure absolument incroyable ; une belle rencontre, une jeune femme à qui je souhaite tout le bonheur à venir, avec son fils.
Stanislas : Il est arrivé sur scène, accompagné de ses 2 musiciens pour faire " de la musique culturelle " habillé sobrement, costume près du corps et chemise blanche. Et il a enchainé les chansons qui l'ont fait connaître " La belle de Mai ", " Le Manège ", " La débâcle des sentiments " sans Calogero ; bon, moi, mise à part les trois titres cités plus haut, je n'y connaissais pas grand chose, mais l'artiste est agréable à écouter en live ; il est vrai, ne manipule pas la langue de bois et se permet même quelques réflexions bien senties.
La venue de Stanislas à Montereau me conforte dans mon idée que j'avais de cet artiste que j'apprécie pour ses textes ciselés et ses envolées lyriques.
Bénabar : Des textes repris par tous, des chansons connues du public et qui résonnent en chacun de nous car elles sentent " le vécu ". " Quatre murs et un toit ", " L'effet papillon ", " Le diner ".
J'aimais cet artiste, maintenant, je l'adore ; il remue, il saute, bouge, vit sa musique, suit ses musiciens dans des délires musicaux étonnants ; sa prestation est à son image, remuante, excitée, bouillonnante de vie et c'est sans parler de ses musiciens qui le suivent dans cette énergie tourbillonnante.... J'en redemande encore !
Vivement la cuvée 2010