Je n'ai jamais parlé de Tchotchovi sur le blog et c'est bien dommage.
J'ai rencontré Tcho il y a 3 ans, lorsque j'étais à la recherche de cours de danse africaine sur la région. J'étais tombée sur son affiche et j'avais appelé l'association Métiss' qu'elle anime avec vigueur. Depuis ce jour, je suis de près ou de loin les activités de Tcho.
A la faveur d'une soirée latino, j'ai retrouvé Céline qui m'a prévenu d'un stage de danse africaine ; je me suis inscrite de suite pour pouvoir enfin participer à cet évènement. Et je n'ai pas été déçue par ce stage qui s'est déroulé en plein air, à Bray sur Seine. Heureusement qu'il y avait un peu de ventet que les nuages cachaient e soleil, car il y a fort à parier que nous n'aurions jamais pu tenir deux heures. Car un stage de danse africaine, ce n'est pas un parcours de santé que l'on effectue à petites foulées en soufflant de temps en temps et en s'arrêtant souvent.
Pour suivre ce genre d'activité, il faut être en bonne forme, endurante et très motivée car les professeurs présents ne nous ménagent pas, que nous soyons totalement novice ou expérimentée. Et lorsqu'en plus les percussionistes sont talentueux, là, autant se dire que ça va être du lourd, du costaud et que cela risque d'être éprouvant pour le corps tout entier.
Tcho a assuré la première partie du stage, reprenant les pas de base, et faisant des enchainements faciles à retenir. Je ne cesse de m'extasier sur sa grâce féline, sur l'énergie aussi qu'elle dégage lorsqu'elle danse et ce sourire qu'elle arbore continuellement quand elle effectue ses chorégraphies.
La seconde partie a été prise en charge par Jacob qui s'est révélé être un redoutable danseur et un excellent professeur ; il a pu aussi, plus tard dans la soirée, nous démontrer ses talents de conteur pour enfants. Pour cette seconde partie, Jacob avait choisi le thème de la chasse à l'éléphant et il a fallu surmonter notre timidité pour mimer la chasse, la traque et la fuite face à un adversaire de cette taille. Je me dis que les quelques spectacteurs présents ce jour-là ont dû se poser bien des questions en nous voyant, les bras levés pour mimer un bouclier et une lance. Mais je me dis aussi que ce ne sera jamais le ridicule qui me tuera, alors, autant y aller franchement.
La coupure entre les deux sessions a été arrosée de bissap bien frais pour nous permettre de reprendre des forces et de l'énergie. Il faut aussi souligner la présence du groupe Saka Woulé qui a assuré l'après-midi et le soir ; ce groupe s'était déjà fait remarqué pendant la fête de la musique en proposant des percussions nerveuses, entraînantes et martelées avec force, figueur et énergie. Ce fut à nouveau le cas puisque les musiciens ont animé le stage et la soirée qui suivait.
